Perturbateurs endocriniens

Évaluation des effets

Mise en évidence des perturbations endocrines :

Comment ces substances qui perturbent le système hormonal ont été mises en évidence ?

De nombreux troubles sont peu à peu apparus avec les changements de consommation et de modèle de société. Les scientifiques se sont aperçus de phénomènes anormaux tels que le déclin de la concentration en spermatozoïdes au cours des 50 dernières années. Ils soupçonnèrent donc les nouvelles molécules chimiques apparues pendant cette période et entreprirent plusieurs études qui révélèrent les perturbateurs endocriniens.

Exemple de chiffres qui ont alarmés et orientés les scientifiques vers les perturbateurs endocriniens.

Ce fut de même pour la faune, il a été observé de brusque diminution de population et l’apparition de déformations. Le lien avec les polluants présents dans l’environnement s’imposa.

Évaluation du risque et mise en place de dose toxique :

Une étude toxicologique pour évaluer la dangerosité d’une substance perturbant le système endocrinien intervient une fois la substance découverte. Cette étude toxicologique a pour but de déterminer une dose limite de cette substance garantissant qu’en dessous de celle-ci il n’y aura pas d’effets produits.

La toxicité est souvent évaluée sur des animaux de laboratoires. Différents tests sont réalisés afin de déterminer la dose seuil à partir de laquelle des effets toxiques commencent à se manifester. Ces expériences in vivo sont lourdes mais assez fiables même si on ne peut garantir de manière certaine qu’un rat réagisse exactement de la même façon qu’un humain.

Cependant d’autres tests in vitro existent :

  • Les tests de liaisons aux récepteurs : détection des molécules capables d’interagir avec les récepteurs hormonaux.

  • Les tests d’activation transcriptionnelle : détection des molécules capables de déclencher la transcription quand elles se fixent aux récepteurs.

  • Les tests de stéroïdogénèse : détection des molécules capables de modifier la synthèse des hormones stéroïdes.

  • Les tests de l’activité de l’aromatase : détection des substances qui inhibent l’activité de l’enzyme aromatase.

Certains tests in vivo sont aussi utilisés pour établir la dose de toxicité :

  • Le test utérotropique : détection des substances qui induisent une variation de poids de l’utérus.

  • Le test Hershberger : détection des molécules induisant une variation de poids.

  • Le test pubertaire : détection des molécules capablent de modifier le développement pubertaire (âge des premiers signes de puberté chez le rat).

Exemple : le seuil de sécurité du Bisphénol A appelée « dose journalière admissible » (DJA) a été déterminée à 50 microgrammes par kilo de masse corporelle et par jour. Cette DJA contient une marge de sécurité par rapport à la dose sans effet nocif observé.

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